Wonder Women
Mon petit reporter m'adresse aujourd'hui cet article plutôt rigolo, issu du Nouvel Obs :
Les femmes reconnaissent d'instinct les bons pères
Selon une l'étude d'une université américaine, les femmes seraient en mesure de deviner au visage d'un homme s'il aime ou non les enfants.
Les femmes qui recherchent une relation à long terme avec un partenaire préfèrent les hommes qui aiment les enfants et elles seraient même en mesure de distinguer chez eux cette aptitude à la seule vue de leur visage, selon une étude universitaire américaine publiée mercredi 10 mai.
"Cette étude indique que les femmes distinguent des caractéristiques faciales qui sont peut-être liées à des qualités paternelles", explique James Roney, psychologue à l'université de Californie et principal auteur de l'étude. "Plus elles perçoivent qu'un homme aime les enfants et plus elles sont susceptibles d'avoir une relation à long terme avec lui."
Selon les experts, l'évolution a apparemment doté les femmes de la capacité de reconnaître les hommes désireux de perpétuer l'espèce en fondant une famille.
L'étude publiée dans la revue britannique "Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences" a porté sur un groupe de 39 hommes entre 18 et 33 ans à l'université de Chicago. On a montré a chacun dix paires de photos et silhouettes représentant l'une un adulte et l'autre un nourrisson, et on leur a demandé d'indiquer leurs préférées. Dans le même temps, leur salive a été testée pour déterminer leur taux de testostérone.
Taux de testostérone plus élevé des "masculins"
Des photos du visage des "cobayes" ont ensuite été présentées à 29 étudiantes entre 18 et 20 ans à l'université de Californie à Santa Barbara. On a demandé aux jeunes femmes d'évaluer les hommes sur quatre critères: "aime les enfants", "masculin", "séduisant physiquement" et "gentil". Elles ont également dû indiquer lesquels elles préféreraient pour une relation à court terme ou à long terme.
L'étude montre que les femmes ont globalement bien deviné quels hommes aimaient le plus les bébés tandis que ceux qu'elles ont catalogué comme masculins avaient généralement un taux de testostérone plus élevé que les autres.
Idylle à court terme avec les "masculins"
Les hommes qui ont dit aimer le plus les enfants ont été considérés par 20 des 29 femmes comme ayant un intérêt pour les enfants supérieur à la moyenne. En revanche, les hommes qui ont dit n'avoir aucun intérêt pour les enfants ont été évalués comme aimant moins les enfants que la moyenne par 19 femmes.
Autre enseignement, plus les femmes ont trouvé les sujets "masculins", plus elles les considéraient comme des partenaires potentiels pour une idylle à court terme. Tandis que les hommes passant pour aimer le plus les enfants avaient davantage leur préférence pour une relation sur le long terme.
Les caractéristiques de "masculinité" qui dénotent un taux élevé de testostérone sont une large mâchoire et une barbe fournie. En revanche, on ne sait pas précisément ce qui physiquement laisse penser à une femme qu'un homme aime particulièrement les enfants.
"Visage plus rond et plus doux"
Dario Maestripieri, professeur de développement humain comparé à l'université de Chicago et co-auteur de l'étude, avance l'hypothèse d'un "visage plus rond et plus doux", tandis que son collègue James Roney parle plutôt d'expressions faciales.
M. Roney a expliqué que cinq étudiantes avaient été invitées à classer les hommes sur une échelle de 1 à 7 pour indiquer s'ils avaient l'air plutôt en colère ou heureux. Alors que les hommes avaient reçu pour consigne de garder une expression neutre lorsqu'ils ont été photographiés, certains avaient apparemment l'air plus heureux que d'autres. "Il semble que les hommes qui préféraient les enfants durant le test avait un regard plus heureux ou plus satisfait", selon le chercheur.
"Les femmes savent très bien utiliser toutes les informations qu'elles peuvent tirer du visage d'un homme", souligne de son côté le Pr Maestripieri. "En fonction de ce qu'elles veulent et de la période de leur vie où elles se trouvent, elles utilisent ces informations différemment." (AP)
En ce moment, Willy a un visage qui respire le bonheur !
D'autre part, toujours dans l'actualité, voici où on en est concernant la détection précoce de la délinquance, projet de loi élaboré par notre gouvernement :
Un appel à renoncer à la "détection précoce" ![]()
NOUVELOBS.COM | 10.05.06
Le collectif "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans" lance un nouvel appel au gouvernement.
Dans un communiqué publié mercredi 10 mai, les fondateurs du collectif "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans" demandent au gouvernement de "renoncer à édicter, dans le projet de loi sur la prévention de la délinquance, une détection précoce de 'troubles comportementaux' chez les enfants".
Le projet de loi controversé devait être présenté ce même jour devant les commissions des Lois et des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Le texte, initié par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, prône notamment une détection très précoce des "troubles comportementaux", censés annoncer un parcours vers la délinquance. Les défenseurs du projet s'appuient sur une expertise de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), préconisant de dépister les "troubles de conduite" chez l'enfant de 36 mois.
"Erroné" et "dangereux"
"Il est erroné sur le plan scientifique et dangereux sur le plan familial et social d'établir le moindre lien prédictif entre des difficultés psychiques de l'enfant et une évolution vers la délinquance", affirme le collectif "Pas de zéro de conduite" dans son communiqué.
Les psychiatres, psychologues et pédiatres initiateurs du mouvement avertissent: "Toute mesure législative qui serait fondée sur une telle corrélation abusive enfermerait les enfants en développement dans le carcan d'un regard prédictif catastrophique" et "entraverait lourdement les actions de prévention".
La pétition, lancée fin janvier sur Internet, a déjà réuni près de 180.000 signatures, notamment des professionnels de la petite enfance: enseignants, éducateurs, assistantes sociales…
Pseudo "caution scientifique"
Le collectif redoute le "mélange des genres entre soins psychiques, soutien éducatif et relation d'aide d'une part, et prévention de la délinquance d'autre part".
Un tel pêle-mêle causerait "une rupture de la confiance des familles entre les institutions d'accueil et de prise en charge, ce d'autant plus que la remise en question du secret professionnel est à l'ordre du jour", estiment les signataires.
Les professionnels initiateurs de la pétition, qui reprochent à l'Inserm de conférer une "caution scientifique" au projet, demandent à être reçus par les ministères de la Santé et de l'Education.
Ils souhaitent discuter "hors de tout contexte lié à la politique de sécurité, des moyens d'améliorer la prévention et les soins aux enfants".
Enfin, je voulais vous communiquer le sujet de la prochaine émission "Enfance" qui, je vous le rappelle, est diffusée sur France Inter, chaque mercredi matin de 10h à 11h (mais elle peut être écoutée toute la semaine sur le site internet de France Inter) : Les amours enfantines.
Voilà un joli thème que j'ai d'ailleurs récemment abordé avec mes élèves dans un de nos débats philosophiques. Il en ressortait qu'on peut être très amoureux à 5 ou 6 ans. Elisa remporte tous les suffrages dans notre école (alors que c'est une "vieille" de 9 ans !). bcaz (Oups ! Désolée, mais j'ai du mal à contrôler Milan qui veut prendre le clavier ! Sans doute est-il jaloux que je ne parle pas davantage de lui dans cet article ?...) Alors, je vais lui faire plaisir : Milan a passé une bonne journée chez sa nounou. Demain matin, il verra l'autre nounou, qui a retrouvé la santé et qui pourra s'occuper de lui à la prochaine rentrée. Aujourd'hui, il a mangé de la purée de carotte. Et il est impatient de retrouver son papa, parti bosser sur Montpellier toute la journée et qui devrait bientôt rentrer.

Oui ! C'est bien le fils de Willy !