Merci Critantine, ton dernier commentaire m’inspire cet article sur les caprices ! Par la même occasion, je crée une nouvelle catégorie d’article : « Débat », afin de vous inviter, une fois encore, à vous exprimer à votre tour. Ce thème a l’avantage de pouvoir inspirer un grand nombre d’entre vous, chacun sachant bien ce qu’est un caprice, ou l’ayant observé.
Pourquoi ai-je envie de réagir sur ce thème ? Eh bien, j’ai pensé qu’il me fallait analyser mes réactions à ce mot. En effet, chaque fois que je l’entends prononcé au sujet de Milan (je précise que c’est toujours dit gentiment ou avec un sourire, voire par taquinerie), je le supporte difficilement. Vous le saurez une fois pour toutes, non, je n’aime pas qu’on dise de Milan qu’il fait des caprices !!
Alors, Cricri, si tu voulais me provoquer, tu as réussi !! Mais, ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas. Je sais que tu aimes beaucoup Milan et, quant à moi, je suis tellement contente que tu écrives régulièrement des commentaires que je ne voudrais pas tarir cette source ! Je voudrais toutefois m’expliquer à ce sujet, ce qui me permettra d’analyser mon ressenti…
CAPRICE n.m. (1558 ; it. Capriccio ; rad. Capra “chèvre”). * 1°) Détermination arbitraire, (envie subite et passagère, fondée sur la fantaisie et l’humeur. * 4°) (Enfants). Exigence accompagnée de colère.
Pour ceux qui connaissent Milan, vous savez qu’il a un caractère un or : souriant, calme, bavard. Bref, ni agité, ni colérique. Il pleure peu souvent et, quand ça arrive, il a toujours, me semble-t-il, une bonne raison (les dents, un inconfort digestif, un impérieux besoin de câlin, une rhino… et des fois, on ne sait pas trop pourquoi). J’ai donc tendance à prendre ses pleurs très au sérieux, même si parfois, la nuit, ça finit par m’irriter. Mais Milan ne fait plus de colère. Il en faisait, jusqu’à 3 mois environ ; vous savez, les fameuses « crises du soir ». Il pouvait virer au violet tellement c’était « violent ». Non, la nuit avant-dernière ( !), il pleurait chaque fois qu’il se réveillait mais n’était pas en colère. Et, oui, il avait besoin d’être pris dans les bras, sans qu’on sache trop pourquoi. Mais je ne crois pas qu’on puisse parler de caprice (et je ne dis pas que j’ai raison). Quand bien même, Milan aurait juste besoin d’un câlin, ce besoin se respecte, à mon avis. Et dans la mesure où je peux y répondre, je le fais de bonne grâce (quand je suis trop épuisé, le papa prend la relève, avec les techniques et la façon de voir qui lui sont propres) . Je pense que c’est une manière de rassurer Milan, de développer ainsi un sentiment de sécurité et de confiance. Notre toubib (avec laquelle je ne suis pas toujours d’accord, vous le savez ! ) constate, chaque fois qu’elle voit Milan, que c’est enfant « sécure ». Et elle me parle de ce bouquin de Cyrulnik, « Sous le signe du lien », que j’ai très envie de lire (Dis, Cam, tu l’as celui-là ?).
Quant à ma fameuse référence, Edwige Antier, elle a écrit dans son livre, « Mon bébé dort bien » :
"Il ne faut pas parler de caprice.
Les réveils sont explicables par des raisons qui tiennent à la vie psychique ou à la santé de votre enfant.
Il est excité, troublé ou énervé par les expériences de la journée, par les tensions qu'il sent autour de lui ; ou bien il présente des symptômes rendant nécessaire la visite d'un médecin.
Il faut ôter des esprits la notion de caprice à cet âge-là."
Et j’aime beaucoup aussi ce qu’écrit Suzanne Vallières, sur le site suivant : http://tva.canoe.com/emissions/toutsimplementclodine/familleenfants/9836.html
Les pleurs de bébé :
Se faire bercer est un besoin essentiel chez l’enfant. On a parfois tendance à croire justement que bercer les enfants c’est développer chez lui des « petits caprices »! C’est faux! Il s’agit d’une mauvaise perception! Avant l’âge d’un an, le bébé est dans une période très «fusionnelle» c’est-à-dire une période où l’enfant a un très grand besoin d’être en contact physique direct avec les parents.
Par leurs pleurs, ils manifestent des besoins physiologiques bien réels. Pas question ici de parler de caprices : les bébés pleurent parce qu’ils ont des besoins à combler et c’est à nous, comme parent, de trouver la signification de ces pleurs. Il peut s’agir de faim, de fatigue, de peurs, de couche souillée, de malaises ou d’un besoin d’être sécurisé. Certains enfants sont plus insécures que d’autres et ont besoin de se faire prendre ou de se faire bercer plus souvent.
Ils ne sont pas plus « capricieux » pour autant, ils ont tout simplement un besoin plus grand. Les parents doivent faire attention au « mythe » des enfants capricieux ou qui vont le devenir si nous les berçons trop! Les conseils du genre «Laisse le pleurer, il va arrêter tout seul», «Tu le prends trop»… sont donc à éviter!!
Le caprice et les tout-petits
Cette idée répandue qui voudrait qu'en prenant un bébé qui pleure dans ses bras ou en répondant systématiquement à ses appels, on en fasse un enfant capricieux est fausse. Le caprice n'existe pas chez les tout-petits. Cela suppose une structuration mentale qu'ils n'ont pas. Un bébé qui a envie d'être pris dans les bras et se calme dès qu'il est blotti contre vous n'est pas en train de faire un caprice. Il a simplement obtenu ce dont il avait besoin.
En comblant ses besoins, on ne peut qu’augmenter la qualité et l’intensité de notre relation avec notre enfant. C’est probablement aussi un bon investissement pour le type de relation que nous aurons plus tard avec nos adolescents! Prendre et bercer un enfant comblera donc un besoin important et ne fera pas de lui un enfant « gâté » mais plutôt un enfant choyé, qui aura le sentiment d’être respecté et aimé et qui aura reçu l’essentiel pour bien démarrer dans la vie!
Alors bien sûr, ces arguments de pédopsy, je les ai choisi parce qu’ils renforcent mon ressenti de « nouvelle-maman ». Il est certainement possible de trouver des arguments, tout aussi valables, allant dans l’autre sens. D’ailleurs, j’aimerais beaucoup que vous osiez vous exprimer sur la question si vous n’êtes pas d’accord avec moi (Allez, Nicolas ! Saisis cette perche ! ;o)) Le papa de Milan pourrait aussi sans doute nuancer mes propos. Et beaucoup d’autres personnes, j’en suis sure, car j’ai souvent entendu dire que je ne laissais pas assez pleurer Milan. Le débat est lancé. A vous !…

oilà autre chose... Alors qu'on voyait la maternité (entre autres) comme une merveilleuse chance de participer au renouvellement des générations de névrosés peuplant notre planète, il semblerait que, rapport à ladite planète justement, l'univers féerique des trois premières années de l'enfant, de la naissance à la «propreté», se divise en deux.
a merde, c'est la vie. Le caca des enfants, c'est double dose de vie. C'est pourquoi l'auteure de ces lignes adore laver les couches des enfants qu'elle n'a pas. Oui, autant évacuer d'emblée cet argument fallacieux selon lequel on n'aurait pas de point de vue du haut de son absence volontaire de maternité. Et qu'ainsi on ne pourrait pas défendre l'usage de la couche lavable. Car s'il est un sujet universel, c'est celui des déchets. Et certains, comme les excréments, méritent-ils vraiment la gabegie d'énergie, d'eau et de chimie nécessaire à la fabrication dudit objet ? Non. Solution : le lange de mère-grand, réactualisé avec une enveloppe imperméable, du coton ou de la polaire, et un voile de papier (il retient les matières et finit aux toilettes).
assons sur la difficulté à se procurer ces fameuses couches lavables, sinon au terme d'une enquête fouillée, dans une boutique ultrabio de la proche banlieue parisienne. Où le monsieur assure en vendre de plus en plus, limite rupture de stock, et finit par en extirper une, modèle polaire bleu avec des pères Noël dessus, peu d'actualité en mai, mais c'est la seule à la bonne taille (XL).
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