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Repères

Milan, Maurice, Albert est né le 7 novembre 2005, à Limoges, à 21h47.

Il pèse 3 kg 010 pour 47 cm.

1 mois : 3 kg 700 - 51,5 cm

2 mois : 4 kg 720 - 55 cm

3  mois : 5 kg 450 - 59 cm

4 mois : 6 kg 150 - 62 cm

5 mois : 6 kg 950 - 62 cm

6 mois : 7 kg 250 - 66 cm

7 mois : 7 kg 740 - 67 cm

8 mois : 8kg 200 - 69 cm

9 mois : 8 kg 500 - 71,5 cm

10 mois : 9 kg 570 - 72 cm

2 ans : 12,5 kg - 86 cm

Premières fois

Premier pouce : 1 mois et 2 jours

Première (et unique !) nuit : 1 mois et 4 jours

Premier rire : 1 mois,  3 semaines et 2 jours ; c'est David qui me fait rire en me chatouillant sous le menton !

Premières dents : 6 mois et demi

Premier pas, en tenant les mains : 9 mois

Premier "quatre pattes" : 10 mois

Premières dents du haut : 10 mois

Premier pas, en tenant une seule main : 11 mois

Premiers pas tout seul : 13 mois

Premiers mots à 3 syllabes et premières phrases : un peu avant 2 ans

Première larme chez le docteur : jamais encore !

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Débat

Mercredi 10 mai 2006

Merci Critantine, ton dernier commentaire m’inspire cet article sur les caprices ! Par la même occasion, je crée une nouvelle catégorie d’article : « Débat », afin de vous inviter, une fois encore, à vous exprimer à votre tour. Ce thème a l’avantage de pouvoir inspirer un grand nombre d’entre vous, chacun sachant bien ce qu’est un caprice, ou l’ayant observé.

 

Pourquoi ai-je envie de réagir sur ce thème ? Eh bien, j’ai pensé qu’il me fallait analyser mes réactions à ce mot. En effet, chaque fois que je l’entends prononcé au sujet de Milan (je précise que c’est toujours dit gentiment ou avec un sourire, voire par taquinerie), je le supporte difficilement. Vous le saurez une fois pour toutes, non, je n’aime pas qu’on dise de Milan qu’il fait des caprices !!  Alors, Cricri, si tu voulais me provoquer, tu as réussi !! Mais, ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas. Je sais que tu aimes beaucoup Milan et, quant à moi, je suis tellement contente que tu écrives régulièrement des commentaires que je ne voudrais pas tarir cette source !  Je voudrais toutefois m’expliquer à ce sujet, ce qui me permettra d’analyser mon ressenti…

 

CAPRICE n.m. (1558 ; it. Capriccio ; rad. Capra “chèvre”). * 1°) Détermination arbitraire, (envie subite et passagère, fondée sur la fantaisie et l’humeur. * 4°) (Enfants). Exigence accompagnée de colère.

Pour ceux qui connaissent Milan, vous savez qu’il a un caractère un or : souriant, calme, bavard. Bref, ni agité, ni colérique. Il pleure peu souvent et, quand ça arrive, il a toujours, me semble-t-il, une bonne raison (les dents, un inconfort digestif, un impérieux besoin de câlin, une rhino… et des fois, on ne sait pas trop pourquoi). J’ai donc tendance à prendre ses pleurs très au sérieux, même si parfois, la nuit, ça finit par m’irriter. Mais Milan ne fait plus de colère. Il en faisait, jusqu’à 3 mois environ ; vous savez, les fameuses « crises du soir ». Il pouvait virer au violet tellement c’était « violent ». Non, la nuit avant-dernière ( !), il pleurait chaque fois qu’il se réveillait mais n’était pas en colère. Et, oui, il avait besoin d’être pris dans les bras, sans qu’on sache trop pourquoi. Mais je ne crois pas qu’on puisse parler de caprice (et je ne dis pas que j’ai raison). Quand bien même, Milan aurait juste besoin d’un câlin, ce besoin se respecte, à mon avis. Et dans la mesure où je peux y répondre, je le fais de bonne grâce (quand je suis trop épuisé, le papa prend la relève, avec les techniques et la façon de voir qui lui sont propres) . Je pense que c’est une manière de rassurer Milan, de développer ainsi un sentiment de sécurité et de confiance. Notre toubib (avec laquelle je ne suis pas toujours d’accord, vous le savez ! ) constate, chaque fois qu’elle voit Milan, que c’est enfant « sécure ». Et elle me parle de ce bouquin de Cyrulnik, « Sous le signe du lien », que j’ai très envie de lire (Dis, Cam, tu l’as celui-là ?).

 

Quant à ma fameuse référence, Edwige Antier, elle a écrit dans son livre, « Mon bébé dort bien » :

 

"Il ne faut pas parler de caprice.
Les réveils sont explicables par des raisons qui tiennent à la vie psychique ou à la santé de votre enfant.
Il est excité, troublé ou énervé par les expériences de la journée, par les tensions qu'il sent autour de lui ; ou bien il présente des symptômes rendant nécessaire la visite d'un médecin.
Il faut ôter des esprits la notion de caprice à cet âge-là."


Et j’aime beaucoup aussi ce qu’écrit Suzanne Vallières, sur le site suivant : http://tva.canoe.com/emissions/toutsimplementclodine/familleenfants/9836.html

 

Les pleurs de bébé :

 

Se faire bercer est un besoin essentiel chez l’enfant. On a parfois tendance à croire justement que bercer les enfants c’est développer chez lui des « petits caprices »! C’est faux! Il s’agit d’une mauvaise perception! Avant l’âge d’un an, le bébé est dans une période très «fusionnelle» c’est-à-dire une période où l’enfant a un très grand besoin d’être en contact physique direct avec les parents.

Par leurs pleurs, ils manifestent des besoins physiologiques bien réels. Pas question ici de parler de caprices : les bébés pleurent parce qu’ils ont des besoins à combler et c’est à nous, comme parent, de trouver la signification de ces pleurs. Il peut s’agir de faim, de fatigue, de peurs, de couche souillée, de malaises ou d’un besoin d’être sécurisé. Certains enfants sont plus insécures que d’autres et ont besoin de se faire prendre ou de se faire bercer plus souvent.

Ils ne sont pas plus « capricieux » pour autant, ils ont tout simplement un besoin plus grand. Les parents doivent faire attention au « mythe » des enfants capricieux ou qui vont le devenir si nous les berçons trop! Les conseils du genre «Laisse le pleurer, il va arrêter tout seul», «Tu le prends trop»… sont donc à éviter!!

 

Le caprice et les tout-petits
Cette idée répandue qui voudrait qu'en prenant un bébé qui pleure dans ses bras ou en répondant systématiquement à ses appels, on en fasse un enfant capricieux est fausse. Le caprice n'existe pas chez les tout-petits. Cela suppose une structuration mentale qu'ils n'ont pas. Un bébé qui a envie d'être pris dans les bras et se calme dès qu'il est blotti contre vous n'est pas en train de faire un caprice. Il a simplement obtenu ce dont il avait besoin.

En comblant ses besoins, on ne peut qu’augmenter la qualité et l’intensité de notre relation avec notre enfant. C’est probablement aussi un bon investissement pour le type de relation que nous aurons plus tard avec nos adolescents! Prendre et bercer un enfant comblera donc un besoin important et ne fera pas de lui un enfant « gâté » mais plutôt un enfant choyé, qui aura le sentiment d’être respecté et aimé et qui aura reçu l’essentiel pour bien démarrer dans la vie!

Alors bien sûr, ces arguments de pédopsy, je les ai choisi parce qu’ils renforcent mon ressenti de « nouvelle-maman ». Il est certainement possible de trouver des arguments, tout aussi valables, allant dans l’autre sens. D’ailleurs, j’aimerais beaucoup que vous osiez vous exprimer sur la question si vous n’êtes pas d’accord avec moi (Allez, Nicolas ! Saisis cette perche ! ;o)) Le papa de Milan pourrait aussi sans doute nuancer mes propos. Et beaucoup d’autres personnes, j’en suis sure, car j’ai souvent entendu dire que je ne laissais pas assez pleurer Milan. Le débat est lancé. A vous !…

 

Par Bb
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Mercredi 10 mai 2006

En complément à l'article que j'ai déjà écrit sur le sujet : http://milan.over-blog.org/article-1706856-6.html, Laure me fait parvenir un article paru aujourd'hui dans Libé. Le voici :


Valable, la couche-culotte lavable ?

Par Emmanuelle PEYRET
mercredi 10 mai 2006

voilà autre chose... Alors qu'on voyait la maternité (entre autres) comme une merveilleuse chance de participer au renouvellement des générations de névrosés peuplant notre planète, il semblerait que, rapport à ladite planète justement, l'univers féerique des trois premières années de l'enfant, de la naissance à la «propreté», se divise en deux.

A résumer sobrement par ces interrogations cornéliennes : pollué-je la Terre de manière totalement irresponsable avec la tonne de déchets de couches jetables que produit la chair de ma chair (et, du coup, que lui laissé-je comme avenir ?), ou me fais-je chier un maximum à laver des langes (certes modernisés), comme jadis au temps béni des mains gelées dans les lavoirs et des linges périodiques également lavables ?

Si l'arrivée de la Vania pocket et du Tampax (respectivement serviette hygiénique et tampon, tous deux à usage unique), comme de la couche jetable, fut saluée en son temps comme un signe certain de libération de la femme-mère-ménagère, on assiste aujourd'hui, de manière très nette, à l'émergence d'un courant pro-lavable, encore minoritaire mais fort actif, entre autres, sur les forums de discussion. Cette vague prônant le tampon réutilisable, le mouchoir en tissu et la couche lavable, toutes marques et formes confondues, pour causes économiques, écologiques, on l'a vu, et logiques : avec tout ce poison contenu dans les couches, utilisons plutôt de la fibre naturelle.

Régression passéiste et masochiste ou, au contraire, appréhension visionnaire, responsable et écologique de l'avenir ? Sans doute un peu de tout. Suggérons avec mauvais esprit, au risque de se prendre une volée de bois vert, le papier Q lavable (si ça se trouve, ça existe déjà)... Et avisons les arguments des unes et des autres, car la voix masculine se fait peu entendre sur cet important débat, sinon en amont côté fabricants.

 http://www.liberation.fr/page.php?Article=380820

Oui, c'est recyclable et rentable

Par Laure NOUALHAT
mercredi 10 mai 2006

la merde, c'est la vie. Le caca des enfants, c'est double dose de vie. C'est pourquoi l'auteure de ces lignes adore laver les couches des enfants qu'elle n'a pas. Oui, autant évacuer d'emblée cet argument fallacieux selon lequel on n'aurait pas de point de vue du haut de son absence volontaire de maternité. Et qu'ainsi on ne pourrait pas défendre l'usage de la couche lavable. Car s'il est un sujet universel, c'est celui des déchets. Et certains, comme les excréments, méritent-ils vraiment la gabegie d'énergie, d'eau et de chimie nécessaire à la fabrication dudit objet ? Non. Solution : le lange de mère-grand, réactualisé avec une enveloppe imperméable, du coton ou de la polaire, et un voile de papier (il retient les matières et finit aux toilettes).

Une vie de bébé produit une tonne de couches-déchets, soit 180 mètres cubes. Le volume de déchets est une chose, la nature du déchet en est une autre. La version jetable est un concentré de produits chimiques aux propriétés absorbantes, comme le polyacrylate de sodium (retiré des tampons féminins en 1985 aux Etats-Unis pour avoir provoqué de graves allergies), le benzol ou le TBT, perturbateur endocrinien dénoncé par Greenpeace.

L'autre levier du passage à l'acte n'est pas la bonne conscience écolo, mais le porte-monnaie. En couches comme ailleurs, ce n'est pas un luxe d'économiser un peu d'argent. Un bébé «consomme» entre 4 500 et 6 000 unités dans sa vie. A raison de 0,30 euro la pièce, le budget tourne autour de 1 250 à 1 800 euros. Avec des lavables, deux lots de 24 couches suffisent, soit 600 euros. D'autres argueront que l'argent économisé ira dans la facture EDF consécutive à l'usage répété de la machine à laver. OK, mais les bons «écolonomes» font tourner les machines après 23 heures (heures creuses) et sont équipés de lave-linge peu consommateurs.

Pour les rétifs, la couche lavable représente pour la ménagère du XXIe siècle ce que la bougie est à l'éclairage : une régression civilisationnelle majeure. Mais la moitié de l'humanité au moins n'utilise pas de couches ! Et si les enfants des pays pauvres courent cul nu, pourquoi pas les nôtres ?

De plus, la couche lavable peut même permettre la création d'emplois. Des emplois de proximité, ce qui plairait beaucoup à messieurs Villepin et Borloo. En Grande-Bretagne, en Autriche ou aux Pays-Bas, des personnes ramassent quotidiennement, ou tous les deux jours, les couches du voisinage, et les ramènent lavées et repassées. Ni plus ni moins qu'un pressing.

 http://www.liberation.fr/page.php?Article=380821

Non, c'est chiant à laver

Par Emmanuelle PEYRET
mercredi 10 mai 2006

passons sur la difficulté à se procurer ces fameuses couches lavables, sinon au terme d'une enquête fouillée, dans une boutique ultrabio de la proche banlieue parisienne. Où le monsieur assure en vendre de plus en plus, limite rupture de stock, et finit par en extirper une, modèle polaire bleu avec des pères Noël dessus, peu d'actualité en mai, mais c'est la seule à la bonne taille (XL).

Affublons le cobaye de vingt mois de la couche lavable en polaire et observons-le se dandiner avec un cul énorme, qui ne tarde pas à afficher une chouette auréole de pipi. La couche n'est pas étanche, vu que, a-t-on lu (trop tard) sur un forum, il faut la laver cinq ou six fois avant de l'utiliser. Attention, il y a plusieurs modèles : les tout en un, les polaires, les lavables auxquelles il faut ajouter un insert (pour absorber le pipi ; pour le caca, on pose une feuille à jeter direct dans les toilettes), celles qu'il faut recouvrir d'une culotte de protection, etc. Ça n'a l'air de rien, mais c'est une jungle.

Passons encore sur les questions de bon sens écologique et la mauvaise conscience abyssale qui vous étreint en méditant le chiffre de ­ oh mon Dieu ! ­ une tonne de déchets par gnome, plus tout le fric que ça coûte, direct dans les fouilles du grand capital producteur de couches.

Méprisons ce vieux phantasme de la mère empoisonneuse, infligeant du polyacrylate de sodium, du benzol ou du TBT à d'innocentes petites fesses, ou castratrice, ces mêmes substances étant non seulement cancérigènes, mais accusées de diminuer la fertilité à venir du bébé sous couche jetable. Précisons que ce dernier souffre moins d'érythème fessier que son collègue en lavable ­ «la couche jetable garde bébé au sec plus longtemps», reconnaît une adepte de la lavable sur un forum de discussion (1). La parade ? Mettre une doublure en polyester, lui conseille une autre. Certes «une substance pétrochimique, mais bon, c'est pour le bien-être !»

Avisons cette intéressante réflexion de l'auteur d'un site consacré à la question (2), reconnaissant volontiers que le principal inconvénient des couches lavables est... d'être lavables.

Méditons enfin sur cette idée sympathique d'avoir un peu plus de trucs à laver en sus des (minimum) sept bodies, tee-shirts, pyjamas, pantalons hebdomadaires, sans facturer les serviettes, draps, turbulettes et tout le reste du linge de la maisonnée. Rajoutons donc, allez hop, six couches par jour, un peu longues à sécher, d'autant que le sèche-linge écourte leur durée de vie. Un sèche linge ? Malheureuse! Tu veux la mort de la planète ou quoi ?

(1) www.doctissimo.fr (2) www.banlieusardises.com

 http://www.liberation.fr/page.php?Article=380822

Tout est dit ? Ou bien vous avez quelque chose à ajouter ?...

Par Bb
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